À la rencontre de Jean-Damien Gauthier

Accueil > Podcasts > À la rencontre de Jean-Damien Gauthier

À la rencontre de Jean-Damien Gauthier

Écoutez l’épisode sur:


Saison 1 – EP 01

À la rencontre de Jean-Damien Gauthier

Jean-Damien Gauthier (Président de Gauthier Fils) : Moi j’ai un réel optimisme pour l’avenir, j’ai toujours envie d’aller de l’avant, de développer.

0:11 (jingle) 

0:16 Charles Tissier (Cofondateur Le Vent à la Française) : Salut à toutes et à tous, c’est Charles le cofondateur du Vent à la française, et je vous souhaite la bienvenue sur les Podcasts du Vent.
À travers ce format, on veut vous faire découvrir notre quotidien, nos valeurs, et celles de nos collaborateurs. Alors ensemble, on part à la rencontre des français qui font bouger les choses.

(jingle)

0:34 JDG : Je suis avec Jean-Damien Gauthier, gérant de l’entreprise Gauthier Fils.
Gauthier Fils, c’est une entreprise familiale implantée à Vertolaye depuis 1872. C’est une entreprise inscrite au Patrimoine Vivant qui compte plus de 150 ans d’expérience et plus de 20 salariés.
C’est l’un des fleurons de l’entreprise textile française, ils nous accompagnent et collaborent avec nous pour la fabrication de nos bracelets.
Au-delà de ça, Jean-Damien est un homme humble, fier de défendre ses valeurs et surtout, passionné par son métier.

(jingle)

1:05 CT : Jean-Damien bonjour et merci de nous accorder cette interview, ce podcast pour Le Vent à la Française.

1:08 JDG :C’est avec plaisir.

1:10 CT : Peux-tu te présenter, nous dire ce que tu fais dans la vie ?

1:14 JDG : Je suis Jean-Damien Gauthier, le patron de la société Gauthier Fils dont je suis la 5e génération aux commandes. Notre savoir-faire, notre cœur de métier, est le tressage. La société existe depuis 1872 et aujourd’hui on fait exclusivement du tressage, même si nous avons le projet de monter un atelier de tissage également.


1:39 CT : C’est quoi les rêves de Jean-Damien Gauthier ?

1:42 JDG : Il y en a beaucoup, mais en ce moment on est surtout dans le quotidien et nous n’avons pas trop le temps de rêver.

1:50 CT : Oui, forcément, avec la période que nous venons de vivre ce n’est jamais simple. Comment vous en êtes vous sorti ? Comment avez-vous travaillé et comment vous êtes vous adapté pour sortir votre épingle du jeu ?

1:57 JDG : Ça a été une période très intense, complètement inédite. On a fait des élastiques pour les masques tissu dans des quantités jamais vues. On a su réagir très rapidement à une demande énorme qui est arrivée d’un seul coup et qui s’est arrêtée aussi brutalement qu’elle avait commencée. On a travaillé pendant 3 mois comme jamais auparavant et je pense qu’on ne reverra jamais ça.

2:25 CT : On espère, du moins sur le point de vue de la maladie, après tant mieux pour toi et ton entreprise.

2:30 JDG : Oui, ça nous a également permis de voir toutes les capacités que l’on était capable de mobiliser, à la vitesse à laquelle on était capable de les mobiliser et de constater que nos équipes sont formidables, car elles ont tout de suite été volontaires pour venir travailler les samedis et les jours fériés. Ça a été une belle expérience même s’il faut l’avouer, nous en sommes sortis fatigués.

2:57 CT : Il y a besoin de vacances. Il y a eu une vraie compréhension de la part des salariés ?

3:03 JDG : Oui, je pense que tout le monde avait le sentiment de travailler, bien sûr, mais aussi d’œuvrer pour la collectivité, puisqu’il y avait un véritable besoin sanitaire, donc je pense qu’il y a aussi eu cet aspect-là. Même si nous n’avons évidemment pas été mis en lumière comme l’ont pu l’être les soignants, nous avions une mission qui était quand même aussi importante.

3:26 CT : Les travailleurs de l’ombre !

3:30 JDG : C’est ça.

3:32 CT : Tu en parlais tout à l’heure, Gauthier Fils c’est la 5e génération depuis la création de l’entreprise par ton grand-père, Hippolyte. Est-ce que c’est un poids supplémentaire de devoir gérer une entreprise familiale ?

3:40 JDG :  Plus maintenant, parce que je suis à la tête de l’entreprise depuis 1997 donc le poids n’est plus tout à fait le même, mais effectivement, au démarrage, c’est un poids parce qu’on arrive avec cette étiquette “5e génération”. Il ne faut pas que ce soit l’étiquette de celui qui va couler l’entreprise.

3:58 CT : Il faut au contraire pouvoir encore la dynamiser pour la suite…

4:03 JDG : Oui, il faut la réinventer. Moi, malheureusement, je n’ai pas eu la chance de travailler très longtemps avec mon papa parce qu’il est décédé en 2001. J’étais donc tout jeune et seul aux commandes de l’entreprise, mais c’est forcément le poids de l’histoire familiale.

4:19 CT : Tu l’as choisi de reprendre l’entreprise ? 

4:24 JDG : Complétement, je n’ai eu aucune pression familiale de la part de mes parents qui eux venaient de connaître la fin des années 70 et les années 80, ça n’a pas été des années très simples. Je suis parti faire des études à Clermont-Ferrand en Biologie, et puis je me suis vite rendu compte qu’en définitive ce qui m’intéressait, c’était de rester dans ma région et j’ai souhaité reprendre l’entreprise au cours de mes études et je me suis réorienté après sur autre chose.

4:52 CT : Donc prendre la relève pour toi, c’était plus un besoin qu’un devoir ? Ça a été une envie ?

5:00 JDG :  Absolument, aucune contrainte familiale, un choix totalement personnel.

5:05 CT : Tu me parlais de la roue qui tournait historiquement pour faire fonctionner les machines, grâce à l’eau qui te faisait peur quand tu étais petit. C’était quand tes premiers souvenirs dans l’entreprise ? 

5:15 JDG : Alors, mes premiers souvenirs remontent à très très loin parce que quand j’étais tout gamin, j’étais déjà dans les caisses de canettes. C’est vrai que la roue, elle fait 5 mètres 40 de diamètre, quand elle tourne en charge avec l’eau, c’est très impressionnant. Quand j’étais gamin ça me faisait faire des cauchemars.
Maintenant moins, puisqu’elle ne tourne plus depuis presqu’une vingtaine d’années.

5:42 CT : Tu nous as dit que tu voulais justement relancer cette roue, pas sur un point de vue économique mais plus historique…

5:48 JDG : Historique, patrimoine. La roue, c’est aussi la raison pour laquelle l’entreprise s’est installée à Vertolaye à cette époque-là. Parce que la roue hydraulique donnait la force motrice pour entraîner les métiers, puis elle a été ensuite couplée à un alternateur qui permettait de produire de l’électricité. On va reproduire de l’électricité normalement très prochainement, ça aurait dû être fait, mais avec les événements qu’il y eu en début d’année ça a été ajourné.
Donc on va faire tourner cette roue, on va refaire aussi un peu d’électricité, mais la véritable motivation, c’est une motivation patrimoniale et historique plus qu’économique qui à mon avis est tout à fait discutable.

5:32 CT : Quand tu me parles et que je fais le tour de l’entreprise avec toi, que tu me fais visiter, on sent vraiment cette transmission. J’ai l’impression qu’il y a eu cette notion de transmettre à nouveau. Tu me parlais de ton fils tout à l’heure qui voudrait sûrement reprendre le même chemin que son papa, c’est beau. Est-ce que toi, tu as senti cette transmission, tout au long des années ?

6:54 JDG : Oui, alors encore une fois, je n’ai pas eu la chance de travailler très longtemps avec mon père, mais j’ai eu une véritable transmission technique. Aujourd’hui je ne suis pas commercial, je suis technicien, je suis gestionnaire. Quand on travail dans le textile, il faut avoir une certaine passion. La passion du fil qui arrive progressivement, c’est un métier de passionné et je pense que si aujourd’hui, mon fils (qui nous a fait beaucoup rire avec sa mère) quand il nous a annoncé à 13 ans, qu’il voulait faire ingénieur textile, c’est aussi que cette passion transpire des parents vers les enfants et ça a un côté sympa et valorisant.

7:37 CT : C’est sûrement peut-être même plus un art de vivre au final, cette entreprise familiale.

7:43 JDG :  Oui sans doute. C’est vrai qu’on est dans un cadre qui est absolument exceptionnel. J’ai coutume de dire que je pars de la maison à moins cinq et que j’arrive en avance au boulot, on est aussi dans un environnement qui fait qu’on est bien et qu’on a envie de bosser.

8:00 CT : Là je te rejoins là-dessus, nous aussi dans notre entreprise c’est pareil, on est très rapidement au boulot et avec des gens qu’on apprécie. D’ailleurs, tu dis que tu es dans un super cadre, au final, Vertolaye. Les gens doivent te demander : Pourquoi ici ? Pourquoi tu es resté ici, finalement ?

8:19 JDG :Historiquement, il y eu une implantation sur ce site de Vertolaye. Au tout début de l’entreprise, mes ancêtres faisaient du moulinage de soie et c’était encore plus vrai que pour l’industrie textile en général, mais il y a un besoin de travailler dans des conditions d’hygrométrie qui doivent être particulièrement bonnes et c’était le cas sur ce site de Vertolaye.

8:43 CT : Donc au final, tout est parfait pour reprendre et continuer de faire perdurer.

8:50 JDG : Tout à fait, d’autant plus qu’on travaille en partie dans des bâtiments historiques, mais également dans des bâtiments qui sont relativement modernes donc on a un confort de travail qui est quand même très agréable.

9:02 CT : On peut le voir en visitant ton atelier, ton entreprise, que vous avez su vous adapter avec l’ancien et le nouveau ?

9:15 JDG : Bien sûr, on a une obligation qui est de plus en plus vraie d’année en année. Celle de savoir s’adapter, de savoir proposer de nouveaux produits, de savoir répondre à des demandes comme Le Vent à la Française qui sont très spécifiques où effectivement, il faut être réactif, force de proposition et parfaitement à l’écoute de nos clients et de nos partenaires.

9:41 CT : Oui, il faut être dans l’air du temps. Quand tu parles de ton entreprise aux autres, qu’est-ce qui te rend le plus fier ? Alors tu nous le disais, ce qui te donne l’envie de te lever le matin, c’est le fait que tu sois bien au travail, mais qu’est-ce qui te rend vraiment fier dans l’entreprise ?

9:55 JDG : Je ne sais pas si on peut réellement parler de fierté, comme on disait tout à l’heure, au démarrage c’était plutôt un poids, le poids des générations. Aujourd’hui, je dirai que la fierté c’est de se dire que l’on a traversé des époques qui n’ont pas toujours été simples, que l’on est toujours là, et l’objectif est d’être toujours là dans quelques générations…Soyons fous !

10:17 CT : Je pense que tu es sur la bonne voie. On parle aujourd’hui de mondialisation, on parle beaucoup du Made In France aussi, de revenir aux sources. Vous, c’est ce que vous avez toujours fait, fabriquer ici à Vertolaye, en France. Qu’est-ce que tu en penses ? Comment tu vois ça, ce retour aux sources et le fait que les gens communiquent encore plus sur le fabriqué en France et cette proximité ?

10:37 JDG : Oui, il y a effectivement une véritable remise en cause de la manière de travailler. Il faut se rappeler, tu es trop jeune pour t’en rappeler mais aux débuts des années 2000 (“Charles : j’ai des vagues souvenirs (rire)”) si vous n’aviez pas en projet de construire un atelier dans un pays dit “low-cost”, vous étiez le ringard de la bande, c’était ça, il y a ne serait-ce qu’il y a 20 ans, on était dans cette dynamique-là.
Aujourd’hui, très clairement, il y a une prise de conscience, sociétale : on se rend compte qu’il y a encore des industries qui travaillent quand même encore en France, on se rend compte que finalement, c’est peut-être pas si mal qu’il y ait de l’industrie. J’espère que ce n’est pas seulement un effet de mode.
Quand on travaille avec vous, on sent qu’il y a une véritable envie et c’est inscrit dans votre ADN d’entreprise. Aujourd’hui, on a beaucoup ce discours et on espère qu’il va continuer à se concrétiser, mais il est certain que le Made In France aujourd’hui, a clairement le vent en poupe.

11:45 CT : En parlant de ce fabriqué en France, ce Made In France, on en vient forcément à parler de la France. Comment tu penses qu’elle va tirer son épingle du jeu, survivre à ce qu’il se passe et grandir, accélérer et continuer une croissance ?

12:00 JDG :  Pour le secteur que je connais, celui du textile, on a assisté à quelque chose que moi en 25 ans de carrière, je n’avais absolument jamais vu, c’est-à-dire une mobilisation de la filière à une vitesse absolument incroyable, une mobilisation de tous les acteurs, pour aller sur du Made in France, pour faire très rapidement les masques qui faisaient défaut.
Moi, j’ai un réel optimisme pour l’avenir parce qu’on voit une filière qui n’était pas forcément très bien organisée, qui est entrain de s’organiser et avec des perspectives. Comme on le disait tout à l’heure, on voit de plus en plus de chefs d’entreprises et surtout de consommateurs qui veulent du Made In France, un optimisme raisonnable je dirais, mais je pense qu’on est sur la bonne voie.

12:52 CT : Je pense aussi, qu’on est sur la bonne voie et qu’il va falloir continuer tous ces efforts qui au final ne seront que récompensés par la suite. La France a connu des échecs, tu en as sûrement connu aussi, ça t’a permis de te construire, j’imagine. Quels ont étés tes échecs et comment tu t’es construit fasse à eux ?

13:09 JDG : Je ne sais pas si on peut parler d’échecs, mais en tout cas j’ai connu des périodes très compliquées. Le début des années 2000 où on a fait deux années de suite à moins 25%, donc deux fois de suite ça pique un peu.

13:22 CT : C’est une période où tu as peut-être douté, dans l’entreprise ?

13:25 JDG : C’est des périodes forcément de doutes, des périodes où il faut se remettre en question. Comme on est sur des structures d’entreprises qui sont des structures familiales, je dirais que la première chose que l’on souhaite, c’est pérenniser nos entreprises. On constitue un petit matelas et quand ce genre de chose arrive, on est bien content que le petit matelas soit là. On met la tête dans les épaules, on attend pas que ça passe, on se remet en question et puis on va sur des jours meilleurs. C’est ce qui s’est passé d’ailleurs, très rapidement quand j’ai commencé à travailler. Quand on est jeune, qu’on ne connaît pas forcément toutes les ficelles, ça met un petit coup de stress.

14:06 CT : La remise en question, quand on est jeune chef d’entreprise comme tu as été, c’est important. Maintenant que tu as un peu plus de bouteille dans le métier, on les vit différemment ces périodes de doutes, on se dit que finalement ça va passer et qu’il faut travailler deux fois plus pour palier à ça ?

14:28 JDG : Oui, bien sûr et puis je pense que de chaque période difficile, on tire forcément des enseignements, normalement positifs, puis je pense qu’on apprend aussi à anticiper un petit peu plus les problèmes. En vieillissant, les problèmes, on les sens peut-être plus arriver et on les subit un petit peu moins.

14:53 CT : On relativise un peu plus.

14:55 JDG : Il faut relativiser bien sûr, tout le temps, en se disant qu’il y a toujours plus grave ailleurs et que tant qu’on est en bonne santé, que nos proches vont bien, le reste doit suivre. Alors on a bien évidemment la responsabilité d’avoir une cinquantaine de salariés, on ne peut pas se dire qu’on va partir du jour au lendemain et mettre la clé sous la porte, ça serait juste impensable. Même si on est pas du tout dans une mauvaise dynamique, au contraire, on est plutôt dans une dynamique très positive en ce moment, mais c’est vrai qu’une entreprise c’est évidemment son savoir-faire, et il passe par les Hommes qui la constituent.
Donc c’est aussi une responsabilité de se dire qu’à la fin du mois, il faut payer tout le monde et je pense que c’est la première des responsabilités d’un chef d’entreprise.

15:50 CT : Je pense que tu l’as bien compris et puis “seul on va plus vite, ensemble on va plus loin.” Je crois que c’est important et que c’est un bon adage.
Qu’est-ce que tu dirais aujourd’hui, avec ton parcours, tes échecs, tes doutes, tes réussites. Qu’est-ce que tu dirais au Jean-Damien quand il avait 15 ans ? 

16:07 JDG : “Vas-y fonces !” Aucun regret, et puis, j’ai toujours envie d’aller de l’avant, de développer, on a des projets comme je le disais tout à l’heure de monter un atelier de tissage, c’est encore quelque chose de nouveau et puis pourquoi pas des croissances externes si les opportunités se présentent. Il faut foncer !

16:32 CT : Ne pas se fixer de limite finalement et se dire que tout est possible ?

16:37 JDG : Bien sûr, tout est possible.

16:41 CT : Je sais que nos deux entreprises partagent beaucoup de valeurs, c’est important pour toi de travailler avec des entreprises qui partagent les mêmes valeurs que toi ?

16:47 JDG : C’est toujours beaucoup mieux, c’est évident. Moi, j’ai toujours considéré dans ma vie professionnelle que je préfère privilégier le terme de “partenariat” que de “clients” ou “fournisseurs”. Je suis content quand mon client est content, de la même manière avec mes fournisseurs. Mes fournisseurs sont des partenaires, ce n’est pas des gens à qui je vais mettre le couteau sous la gorge. Je m’inscris dans des relations durables, en tout cas, c’est ce que je souhaite et ça passe évidemment par des produits qui correspondent à ce que souhaitent nos clients. Encore une fois, partager les mêmes valeurs, c’est sans doute aller beaucoup plus loin, ensemble.

17:35 CT : Oui et puis même parfois plus vite, parce qu’on est sur la même longueur d’onde.

17:39 JDG : Et parfois plus vite, tout à fait parce qu’on est sur la même longueur d’onde, qu’on partage les mêmes valeurs, il y a des deux côtés, une écoute qui est sans doutes un peu plus importante et il faut que le travail reste un plaisir. On travaille beaucoup avec le secteur automobile, qui est un secteur très compliqué, un secteur où le fournisseur est celui sur qui on va taper. C’est le seul secteur qui pour nous est compliqué, c’est bien, car d’un côté ça permet de nous remettre en cause aussi…

18:19 CT : Mais il faut comprendre qu’il faut travailler main dans la main, pour bien avancer.

18:22 JDG : Tout à fait et je pense qu’on peut expliquer les choses très clairement. Ce n’est pas parce qu’il y a une pièce défectueuse dans un carton de 60 000 pièces, que tout est mauvais. Derrière, quand on vous fait payer le tri pour 180 000 pièces et qu’il y en avait une défectueuse, vous l’avez forcément un petit peu mauvaise.

18:40 CT : Forcément. Nos entreprises se sont construites à presque 150 ans d’écart. Nous nous sommes construits sur la digitalisation de la communication, vous plus sur la technique ancestrale. Comment tu peux expliquer qu’aujourd’hui des entreprises comme la tienne et la nôtre puissent collaborer ensemble ?

19:12 JDG : Je pense que la digitalisation, on est obligés d’y aller un petit peu. Mais je pense qu’en définitivequand on a un ADN qui reste proche, les deux sont parfaitement compatibles. La preuve, c’est qu’on a réussi à se rencontrer et je pense qu’on a noué un beau partenariat.

19:39 CT : Je pense aussi. Aujourd’hui, pour toi, cette communication digitale est-elle importante pour faire prospérer ton entreprise ?

19:45 JDG : Elle est importante, elle est nécessaire, elle est indispensable.

19:50 CT : En terme de digital, tu viens de refaire ton site internet, c’est quelque chose qui est vital pour toi ?

19:52 JDG : Totalement, on parle véritablement de vitalité puisque aujourd’hui on a affaire à des acheteurs qui sont jeunes, donc le premier réflexe pour tout le monde est d’aller sur Internet et la notoriété aujourd’hui ne suffit plus. Dans un secteur textile qui est relativement sinistré et qui ne sera plus ce qu’il a pu être par le passé, on a la nécessité, l’obligation de se promouvoir par ces canaux aujourd’hui.

19:53 CT : Même si je pense que se rencontrer en vrai c’est aussi primordial, parce qu’il faut avoir cet échange.

20:33 JDG : Complètement, mais c’est vrai que je constate aussi qu’au début des années 2000, je voyais des représentants passer pour les matières premières, j’en recevais trois, quatre par semaine. Aujourd’hui, j’en reçois un par trimestre. La fonction commerciale a complètement évoluée sur ces 15 dernières années. La digitalisation est aujourd’hui une nécessité de part l’évolution que prend la fonction, l’environnement dans lequel on est.

21:05 CT : Il faut suivre l’ère de son temps pour que l’entreprise évolue avec son temps.

21:10 JDG : Oui, c’est la remise en question permanente. On faisait des catalogues papiers il y’a 20 ans, aujourd’hui, on fait les catalogues en PDF.

21:19 CT : Tout est différent. Jean-Damien, merci de nous avoir accordé du temps pour cette interview, pour ce podcast. C’est vraiment un plaisir pour nous de visiter, de revisiter les ateliers, de passer du temps avec toi pour comprendre l’histoire de l’entreprise. Et de savoir pourquoi on travaille encore avec toi, avec vous, avec tes collaborateurs et faire comprendre aux gens que collaborer ensemble, c’est bien mieux que juste travailler et être un numéro sur la liste.

21:44 JDG : Merci Charles !

21:46 CT : Avec plaisir ! J’ai pour envie de te laisser le mot de la fin, peut-être que tu as un adage, une phrase, un mot, je te laisse terminer ce podcast.

21:55 JDG : Je n’ai pas véritablement d’adage, avant c’était “Pour vivre heureux, vivons cachés.” Je pense que c’est plus du tout la même chose et qu’effectivement, il ne faut pas avoir peur de s’afficher avec les partenaires avec lesquels on partage de vraies valeurs communes.

22:07 CT : Partageons, merci Jean-Damien.

(jingle)

22:18 CT : Voilà, vous venez d’écouter ce podcast. J’espère qu’il vous a plu et qu’il vous servira pour la suite. N’hésitez pas à le partager, cela nous permet de faire voyager encore plus loin nos valeurs et notre vision des choses.

Et n’oubliez pas : “Il n’y a pas de vent contraire, pour celui qui sait où il va.” 

Bon Vent.

 

Lire la suite
...

Lire la suite
...

Tous les épisodes

Découvrez les derniers épisodes des Podcasts du Vent pour en apprendre plus sur la marque et nos collaborateurs.

Podcast 100%

fabriqué en France

Deux sorties

par mois

Contenu 100%

transparent