Le Black Friday, qu’est-ce qu’on en pense ?

Le Black Friday, qu’est-ce qu’on en pense ?

Le Black Friday ou “Vendredi Noir” prend ses racines aux États-Unis, au début des années 60. À Philadelphie, lors de cette journée de shopping exceptionnelle, une importante circulation de voitures et de piétons rendaient les rues de la ville noires, noires de monde. 

Ce serait donc une des principales raisons de la dénomination de cette journée de surconsommation qui est aujourd’hui rentrée dans les moeurs des Américains mais aussi d’autres populations à travers le monde. 

Chaque année aux Etats-Unis et au Canada, le rituel est le même à la fin du mois de Novembre. Après Thanksgiving le 4ème jeudi du mois, le Black Friday lance le début de la saison des courses de Noël, avec des réductions importantes sur de nombreux produits de mode, d’électroménager ou encore high-tech. C’est bien souvent le jour de shopping le plus intense de l’année, et en raison de l’ampleur de cet évènement certains états des Etats-Unis ont rendu ce jour férié pour pleinement profiter de produits à prix discount.
Ce rituel de cette nouvelle société de consommation a vite dépassé les frontières américaines pour mettre un pied en Europe et notamment en France. 

 

L’arrivée du Black Friday en France 

C’est en 2014 que le concept de Black Friday traverse l’Atlantique pour prendre ses marques en France. Les grands groupes jouent le jeu avec Amazon, Cdiscount, Groupon ou encore Sephora qui proposent des remises exceptionnelles sur une grande majorité de leurs produits.

Logo des marques participantes au Black Friday en France, en 2014


Même si les recettes du Black Friday au niveau européen sont encore minimes comparé au géant Américain, la France enregistre 140 millions d’euros de recettes en 2015, un chiffre qui marque et qui laisse présager l’impact que peut avoir le mass market sur l’hexagone.

Les années suivantes, d’autres grandes enseignes de la vente en ligne et d’électroménager ont rejoint le mouvement qui représente pour elles une réelle aubaine pour grossir son volume d’affaires avant les fêtes. Des groupes comme la Fnac, Darty, Boulanger ou encore Leroy Merlin ont commencé à jouer le jeu. 

Cinq années plus tard, les chiffres sont sans appel, ce mouvement de masse qu’est le Black Friday fait partie intégrante de la vie des Français. Lors d’une étude menée par Visactu début Novembre 2019, 75% des français pensent que le Black Friday est une bonne chose, et 62% avait l’intention de consommer durant cette journée discount

Chiffres sur la consommation française et le Black Friday, en novembre 2019

Fin du Black Friday 2019, la France bat un nouveau record : plus de 56 millions de transactions ont été enregistrées en 24 heures. Mais la France n’est pas le seul pays à avoir enregistré un nouveau record, les Etats-Unis ont enregistré 7,4 milliards de dollars de produits acheté en ligne, soit une hausse de 19,6% par rapport à l’année précédente. 

Cependant, de plus en plus d’individus définissent ce mouvement comme un acte déraisonnable, qui impacte fortement certaines entreprises sur leurs ventes après-coup.
Au-delà du volet économique, cette journée présente aussi un lourd bilan écologique. 

 

 

Les limites de ce mouvement de masse

 

Bien que le Black Friday fasse énormément d’heureux du côté des consommateurs, sa montée en puissance laisse de nombreuses traces sur le plan environnemental. Symbole mondial de la consommation de masse, cette journée présente un impact écologique désastreux.

Montagne de déchets divers

Dans le top des ventes sur 24h, nous retrouvons les vêtements. On en achète 60% de plus qu’au début des années 2000. Et pourtant 1 camion de vêtements est jeté chaque seconde dans le monde. La durée d’utilisation d’un vêtement (35 jours) a été divisée par deux en 15 ans. 

Autres objets très convoités, les appareils électroniques qui sont fréquemment renouvelés. Bien que le consommateur veuille être à la pointe de la technologie, il produit d’immenses quantités de déchets électriques : plus de 45 millions de tonnes de déchets en 2016 soit 10 pyramides de Kheops. Et le plus triste dans tout cela, c’est qu’uniquement 20% ont été recyclé, le reste pollue toujours notre planète. 

Représentation des déchets électriques en pyramides de Kheops

La journée du Black Friday représente un fort pic d’achats en ligne. Pour assurer la livraison, le Royaume Uni a utilisé 82 000 vans et camions diesel rien qu’en 2017. 

Une partie des produits si convoités en ligne sont renvoyés par les clients et jamais revendus car leur reconditionnement est jugé trop compliqué. Chez Amazon Allemagne, 30% de ces produits sont jetés et des équipes sont chargés de les détruire.

De ce fait,  plus en plus de mouvements anti-black friday voient le jour, pour défendre notre planète et favoriser la prise de conscience des consommateurs, mais aussi de jeunes marques qui arrivent sur le secteur de la mode, comme Le Vent à la Française. 

Ces contre mouvements dénoncent une incitation à la surconsommation inutile, et fortement nuisible pour notre terre. 

Décidément, ce Black Friday n’est ni bon pour l’homme, ni pour la planète !

 

 

Le “Boycott” et l’arrivée du “Green Friday” 

Le Black Friday en France a vite été dénoncé par certains collectifs qui se disaient prêts à “boycotter” ce système de surconsommation.

 

Le Green Friday, créé en 2017 par Envie, lutte depuis 3 ans contre l’hyperconsommation qui implique généralement des surproductions de biens souvent non renouvelables et polluants. Ce collectif regroupe des entreprises engagées ne proposant pas de réductions et s’engageant à reverser 10% de leur chiffre d’affaires généré sur la journée au profit d’associations qui se battent pour une consommation raisonnée

Parmi ces associations, nous retrouvons HOP qui lutte contre l’obsolescence programmée des produits high-tech, Zero Waste France qui prône la gestion des déchets et du gaspillage, ou encore Les Amis de la Terre. 

Depuis, d’autres mouvements ont vu le jour comme Make Friday Green Again qui rassemblent des entreprises adhérentes de renommée mondiale comme Picture Organic Clothing ou encore Nature & Découverte.
“Moins mais mieux” c’est le leitmotiv de beaucoup d’entreprises qui se battent tous les jours pour une consommation raisonnée et pour défendre leurs produits, leur savoir-faire. Nous partageons pleinement cet état d’esprit depuis maintenant plus d’un an.

En effet, chez Le Vent à la Française comme beaucoup d’autres marques françaises et/ou made in France, nous prônons le prix juste toute l’année. Il est important de reconnaître la légitimité du savoir-faire français, savoir-faire envié par bien des pays, et nous sommes contre la dévalorisation des produits issus de notre territoire. 

>>> Voir notre article sur le Made in France 

Le Vent à la Française étant spécialisé dans la fabrication 100% française d’accessoires de mode, il est nécessaire de comprendre tout ce que cela implique. Fabriquer en France c’est limiter son empreinte carbone au quotidien. Nous avons la chance de collaborer avec des partenaires qui pour la plupart se trouvent dans la même région que nous, en Auvergne Rhône Alpes. Des partenaires de qualité pour des produits de qualité, c’est ce qui pourrait définir notre façon de fonctionner depuis notre création. Certains de nos collaborateurs sont inscrits au patrimoine vivant (EPV), et se transmettent un savoir faire de génération en génération.

>>> Voir notre article sur notre collection éco-responsable

 

Bien que nous approuvons pleinement ces mouvements, nous ne prendrons part à ces collectifs à l’avenir pour l’unique raison que nous ne voulons pas faire de marketing et communiquer autour du “Make Friday Green Again”. Nous voyons chez certains une forme d’opportunisme à communiquer sur une non-participation au Black Friday. Notre état d’esprit est de faire du Black Friday une journée parmi les autres, où nous continuerons de mettre au centre de nos priorités notre communauté et la qualité de nos produits.


Nos produits sont fabriqués pour durer dans le temps, au prix juste, toute l’année. 


 

 

 


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